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giovedì 28 dicembre 2017

"Mythes fondateurs de la politique israélienne", troisième livre d'une trilogie anti-intégriste

Nous poursuivons la publication de documents à propos de l'affaire des Mythes fondateurs de la politique israélienne.


Note de l'auteur

Ce livre est le troisième d'une trilogie consacrée à la maladie mortelle de notre siècle : l'intégrisme, chez les dirigeants des trois religions révélées : le christianisme, l'islam et le judaïsme.
Cet intégrisme consiste, par une lecture littérale et sélective d'une parole révélée, à faire de la religion l'instrument d'une politique en la sacralisant.
Cet intégrisme, je l'ai combattu chez les chrétiens dans Vers une guerre de religion au risque de déplaire à ceux qui n'aimaient pas que je dise : Le Christ de Paul n 'est pas Jésus(Ed. Desclée de Brouwer. 1995).
Je l'ai combattu chez les musulmans dans Grandeur et décadence de l'Islam (Ed. Le Temps des cerises) au risque de déplaire à ceux qui n'aimaient pas que je dise " l'islamisme est une maladie de l'Islam".
Je le combats aujourd'hui chez les juifs dans Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, au risque de m'attirer les foudres des israélo-sionistes, qui déjà n'aimaient pas que le rabbin Hirsh leur rapelle, comme l'ont fait tous les rabbins du monde avant l'hérésie nationaliste de Herzl : « Le sionisme veut définir le peuple juif comme une entité nationale. C'est une hérésie. »
La différence fondamentale entre les deux premiers cas et le troisième, c'est que les uns ont donné lieu à des discussions, le plus souvent courtoises, aboutissant à un enrichissement réciproque des thèses en présence.
Déjà lorsque, dans le journal "Le Monde" du 17 juin 1982, avec le père Lelong et le pasteur Matthiot nous avons analysé les causes profondes, inhérentes aux principes mêmes du sionisme politique, de l'invasion du Liban et des massacres qui y furent perpétrés, la " L.I.C.R.A." (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) nous intenta un procès pur "antisémitisme" reposant sur ce postulat : "toute critique de la politique israélienne est assimilable à l'antisémitisme et à la discrimination raciale".
En France, on peut critiquer la politique de dirigeants de l'Eglise catholique (des chrétiens fervents le font souvent), sans pour autant être accusés d'insulter Jésus.
On peut critiquer les pratiques de certains pays islamiques (et certains musulmans dont je suis, ne s'en privent pas) sans s'exposer à une amende ou à la prison pour blasphème (comme d'autres l'ont fait pour condamner Rushdie).
Par contre, la moindre critique contre la politique israélienne est interprétée, par les représentants officiels ou officieux de l'Etat d'Israël , comme un reniement de la foi de nosprophètes (car ils nous sont communs, d'Abraham à Daniel) et comme la manifestation d'un racisme, assimilé aussitôt à celui de Hitler.
A trois reprises, dans les procès qu'elle nous intenta, la L.I.C.R.A. fut déboutée et condamnée aux dépens.
Le tribunal de grande instance de Paris, par jugement du 24 mars 1983, "considérant qu'il s'agit de la critique licite de la politique d'un Etat et de l'idéologie qui l'inspire, et non de provocation raciale... déboute la L.I.C.R.A. de toutes ses demandes et la condamne aux dépens."
Aucun journal, aucun médiat, ne rendit compte de cette sentence, sauf, timidement, le "Monde" parce que son propre Directeur Jacques Fauvet. avait été inculpé, et comme nous, reconnu non coupable.
Mais depuis lors les gardiens du tabou ont voté une loi scélérate, qui. en contradiction avec la constitution française, rétablit le "délit d'opinion" des régimes anciens. Cette loi porte le nom du député communiste Gayssot, et elle fut mise à l'ordre du jour en priorité par décision personnelle du Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur Fabius.
Elle consiste à introduire dans la loi sur la liberté (!) de la presse de 1881, un article 24 bis punissant d'amende et de prison ferme quiconque remettrait en cause les thèses du Tribunal de Nuremberg.
De nombreux parlementaires (parmi lesquels l'actuel ministre de la Justice) [Jacques Toubon, NDLR-AR]s'élevèrent contre cette opération consistant à faire d'un tribunal le critère de la vérité historique. (Surtout s'agissant d'un procès
d'exception dont le Président lui-même, le juge américain Jackson, reconnaissait loyalement que "Ce tribunal représente une continuation des efforts de guerre des Nations alliées."
La monstruosité de la "loi Gayssot" est telle que nous avons décidé de la défier ouvertement en relevant systématiquement les falsifications historiques ainsi sacralisées par la loi.
Choisira-t-on de réfuter scientifiquement telle ou telle erreur qui pourrait être contenue dans l'ouvrage, selon la méthode propre à toutes les disciplines scientifiques, ou bien nous condamnera-t-on au silence et à la prison pour avoir posé des questions qui remettent en cause des tabous dont la malfaisance s'exerce depuis cinquante ans par la manipulation de opinions publiques ?

Roger GaraudyDécembre 1995

http://rogergaraudy.blogspot.it/2017/12/mythes-fondateurs-de-la-politique.html

giovedì 21 dicembre 2017

Diego Siragusa all'IRIB: Gerusalemme, citta' islamica e simbolo di tutte le religione abramitiche (AUDIO)

Diego Siragusa, scrittore, saggista e autore di testi teatrali nonche' attivista per i diritti palestinesi, in un'intervista telefonica a Radio Italia della Voce della Repubblica Islamica dell'Iran (Parstoday.com/it)..
Diego Siragusa nel corso del suo intervento ha esaminato le cause e conseguenze della decisione provocatoria di Donald Trump di trasferire la sede diplomatica americana da Tel Aviv a Gerusalemme.
Per ascoltare la versione integrale dell'intervista cliccare qui sopra ↑

venerdì 14 luglio 2017

L'islamismo (3/6): I Fratelli musulmani, dalla ribellione alla sottomissione, di Mohamed Hassan

A differenza degli islamisti reazionari, i Fratelli musulmani, durante la creazione del loro movimento in Egitto, si sono opposti alle ingerenze britanniche.

E' vero. La Società dei Fratelli musulmani è stata fondata nel 1928 da un giovane insegnante egiziano, Hassan al-Banna. Ufficialmente, l'Egitto aveva conquistato la propria indipendenza sei anni prima. In realtà, il paese era governato da un fantoccio, re Farouk, rimanendo sotto il dominio dalla Gran Bretagna. I Fratelli musulmani si opposero a questa ingerenza e all'imposizione di uno stile di vita occidentale. Volevano che gli egiziani si avvicinassero ai valori islamici e si impegnarono quindi a islamizzare la società dal basso. Un processo che Banna ha riassunto così: "Vogliamo l'essere umano musulmano, poi la famiglia musulmana e infine, la società musulmana".

L'appello dei Fratelli trovò orecchie attente tra le classi medie e la piccola borghesia, soprattutto tra coloro che erano chiamati gli effendi. Erano burocrati o professionisti, non occidentali, particolarmente adirati contro le ingerenze coloniali. In effetti, i coloni britannici si presentavano come virili giramondo in contrapposizione agli egiziani di cui era data un'immagine svilente di uomini effeminati che sguazzano nel sottosviluppo. In risposta a ciò, molti giovani si dedicarono alla lotta allenando e irrobustendo il corpo. Fu più di una semplice moda passeggera. La reazione di questi effendi superò il puro quadro estetico fino ad alimentare una certa avversione per il colonialismo paternalista dei britannici.

Il programma islamico della Fratellanza è stato accolto anche nelle campagne, contesto sensibile al messaggio religioso. Nel corso degli anni, la Società finì con l'avere numerosi membri attivi soprattutto nelle università.

Come tradizionalisti, pertanto, i Fratelli musulmani hanno respinto i costumi occidentali imposti attraverso il colonialismo?

Infatti, la loro lotta va oltre. I Fratelli nutrono anche come obiettivo finale la restaurazione del califfato. Il califfato era un territorio comune ai musulmani che riconoscevano l'autorità del califfo, il successore del profeta Muhammad. L'ultimo califfato è stato ufficialmente abolito nel 1924 da Mustafa Kemal Atatürk, il fondatore della Repubblica di Turchia. In primo luogo perché l'Impero ottomano che includeva molti territori musulmani era stato smantellato. Poi, perché Mustafa Kemal era un sostenitore della laicità. L'abolizione del califfato portava quindi una ventata di freschezza allorché Banna fondava la Società nel 1928.

E' perché rifiutavano l'interferenza britannica, che la Fratellanza Musulmana sostenne il colpo di Stato degli ufficiali egiziani nel 1952?

Sì, ma le differenze sono emerse ben presto tra Nasser e la Società. Per diversi motivi. In primo luogo, Nasser stabilì un programma per far uscire l'Egitto dal feudalesimo. Al centro di questo programma stava la riforma agraria, che non incantava la borghesia rurale presso cui i Fratelli musulmani avevano molti seguaci.

E sul piano ideologico, il divario era enorme. I Fratelli rifiutavano il nazionalismo portato da Nasser finalizzato ad affermare l'identità araba per unire il popolo e liberarsi dal colonialismo. Questo è a mio parere una mancanza di prospettiva da parte loro. In effetti, il mondo arabo era stato diviso arbitrariamente dalle potenze coloniali, oggetto di oppressione e saccheggiato delle sue risorse. Con una tale eredità, i governi di nuova indipendenza con una nazione da costruire dovevano necessariamente farlo su una base accettabile per tutti. Torno al concetto di "Nation Building", la costruzione della nazione, di cui abbiamo accennato in precedenza. In Egitto, un paese che aveva una popolazione molto varia, le differenze passarono in secondo piano e tutti i cittadini furono messi sullo stesso livello. Musulmani, cristiani, ebrei, ecc, tutti sono stati considerati prima di tutto arabi e lo slogan del tempo era: "La religione per Dio, la patria per tutti". Questa unità è molto importante soprattutto quando si sa come gli imperialisti si basino su fattori di divisione per controllare meglio i popoli. Il nazionalismo arabo ha il merito di costituire un blocco omogeneo e solido.

Ma i Fratelli musulmani rifiutano il concetto di Stato-nazione che vede un gruppo di persone organizzarsi politicamente su un determinato territorio sulla base di una comune identità. Ma quando questo gruppo di persone è composto da diverse etnie o religioni è necessario superare queste differenze. E lo si può fare stabilendo una separazione tra politica e religione. In effetti, se il vostro paese contiene musulmani, cristiani ed ebrei e nonostante tutto volete stabilire una repubblica islamica, confinerete automaticamente una parte della popolazione allo status di cittadini di seconda classe.

I Fratelli lo respingono. Per loro, lo Stato-nazione è un'invenzione occidentale e non ci può essere separazione tra religione e Stato. Nel loro pensiero, questi due elementi non sono contraddittori, sono uno come un'altra espressione dell'Islam. Anche se la Società promette ancora di proteggere le minoranze religiose, la visione è settaria. Essa induce necessariamente a una divisione del popolo basata sulla religione.

Non c'era come una lotta di potere tra Nasser e i Fratelli? Dopo aver appoggiato il colpo di Stato degli Ufficiali liberi, la Società prevedeva di ottenere un qualche ministero nel nuovo governo. Ma Nasser sembrava aver blindato il potere. Venne chiamato un membro della Società, lo sceicco Hassan Al-Bakouri, al Ministero dei Beni religiosi, ma prima si dimise dalla Fratellanza Musulmana e la sua nomina fu vista come un tradimento dai suoi ex compagni. Ritennero che il ruolo di Bakouri, che patrocinava la famosa università di Al-Azhar e gli imam ufficiali, fosse di dare legittimità religiosa al governo per tagliare l'erba sotto i piedi ai Fratelli musulmani.

Sì, le tensioni erano molto alte. Dopo aver inizialmente sostenuto gli Ufficiali liberi, i Fratelli organizzarono successivamente manifestazioni contro il governo. Un punto critico è stato probabilmente l'attentato contro Nasser. Ci sono molte teorie intorno a questo evento. Secondo la versione ufficiale, il 26 gennaio 1954, quando il presidente stava pronunciando un discorso al Cairo per celebrare il ritiro delle forze britanniche, un membro dei Fratelli musulmani sparò otto colpi in direzione di Nasser senza riuscire a colpirlo.

Un tiratore maldestro!

Un'altra teoria afferma che Nasser stesso abbia messo in scena l'attentato per reprimere la Società dei Fratelli musulmani. Comunque, ciò è quanto è successo in seguito. L'organizzazione è stata formalmente bandita e migliaia di Fratelli furono imprigionati. La maggior parte di coloro che sono sfuggiti alla carcerazione o alla forca furono poi esiliati nelle monarchie del Golfo, soprattutto in Arabia Saudita.

Sembra che gli islamisti reazionari e i Fratelli musulmani non fossero del tutto sulla stessa lunghezza d'onda. Fin dagli anni '30, la Società aveva pubblicamente messo in dubbio lo stile di vita sfarzoso e "non-islamico" di Saud. Inoltre, la monarchia saudita doveva la sua ascesa all'aiuto britannico, mentre i Fratelli avevano combattuto quella presenza in Egitto. Con tutte queste contraddizioni, come ha fatto la Fratellanza musulmana a trovare rifugio in Arabia Saudita?

In teoria, la Società si oppone all'ingerenza occidentale, mentre le petromonarchie dipendono dal sostegno dell'Occidente stesso. Ma per capire i Fratelli musulmani, si deve prima sapere che questa organizzazione brilla per il suo pragmatismo. Il suo scopo è di islamizzare le società arabe e infine, ripristinare il califfato. Nel tentativo di raggiungerlo, la Società, nel corso della sua storia, ha imboccato molteplici vie che possono apparire confuse se lette sotto l'unica luce dei testi fondanti del movimento. In realtà, i Fratelli si sono adattati alle situazioni. In primo luogo, per consentire alla Società di sopravvivere, poi per raggiungere il loro obiettivo.

I Fratelli musulmani hanno quindi cercato rifugio nelle monarchie del Golfo, rimangiandosi le loro critiche sullo sfarzo delle dinastie locali e le loro relazioni con l'Occidente. Questo non è stato però l'unico ostacolo. Infatti, per islamizzare le società arabe e ripristinare il califfato, la dirigenza dei Fratelli musulmani ha sempre scelto modalità legali. Vale a dire quelle che rifiutano la lotta armata, ma si prefiggono di avanzare per tappe, poco a poco, partecipando, ogni volta che fosse possibile, alle elezioni. Ora, voi potrete ben immaginare che le monarchie del Golfo non sopportano la vista di una scheda elettorale.

Eppure, hanno aperto le loro porte ai Fratelli!

Perché, come i Fratelli musulmani, queste monarchie non hanno sostenuto il nazionalismo arabo difeso da Nasser. Ma anche per altri motivi. Se i Fratelli hanno respinto da un punto di vista strettamente ideologico quello che vedevano come un'invenzione occidentale, la monarchie temevano soprattutto di essere contaminate dal virus che aveva attaccato il feudalesimo.

Da questo punto di vista, l'Arabia Saudita e i suoi piccoli vicini hanno sostenuto l'islamismo dei Fratelli musulmani come alternativa al nazionalismo arabo. Nasser era molto più popolare nella regione. Gli imperialisti e i loro alleati del Golfo hanno in questo modo voluto contrastare la sua influenza.

Questa partnership, tuttavia, è stata oggetto di un tacito accordo. Le monarchie avrebbero accolto e sostenuto la Società. In cambio, i Fratelli avrebbero mantenuto la loro buona parola fuori dei confini reali e non avrebbero cercato di creare succursali. Le monarchie non volevano vedere nascere manifestazioni di condanna del loro stile di vita o che si esigessero elezioni.

Chiaramente, i Fratelli musulmani hanno rispettato questo accordo.

Lo ripeto, i Fratelli sono molto pragmatici e davvero non avevano altra scelta. Mentre in Egitto la repressione infuriava, non potevano certo fare a meno di questo supporto offerto dalle petromonarchie.

Che tipo di influenza questo esodo verso le monarchie del Golfo avrà sulla Società?

A contatto con gli wahhabiti, alcuni dirigenti della Società sono diventati più reazionari. Altri si sono notevolmente arricchiti facendo affari con la borghesia compradora del Golfo.

Inoltre, l'Arabia Saudita ha inondato di denaro le università della regione per promuovere l'islamismo. I campus sono stati un terreno fertile per la predicazione della Società. Negli anni '50 e '60, questi campus erano generalmente divisi in due: da un lato i comunisti e dall'altro gli islamisti. La Società non aveva atteso il sostegno dell'Arabia Saudita per far arrivare le sue idee un po' ovunque. Ma l'alleanza con le petromonarchie ha letteralmente "potenziato" la diffusione del suo messaggio. Poi ci fu la morte di Nasser, il cambio di direzione di Sadat e la caduta del blocco sovietico. Ed è l'ideologia islamista che ha vinto la battaglia delle università. Ciò ha avuto un impatto considerevole sulla formazione politica dei giovani arabi, impatto che si sente ancora oggi attraverso le manifestazioni che scuotono la regione.

Dopo la morte di Nasser, i Fratelli musulmani sono stati in grado di tornare in Egitto. Ma Sadat inizialmente e Mubarak in seguito, se da un lato tolleravano la Società dall'altro le si opposeroapertamente. Come si spiega questa posizione ambigua?

Sadat voltò le spalle all'eredità di Nasser facendo leva sull'islamizzazione dell'Egitto. Ha così permesso ai Fratelli di tornare e quest'ultimi hanno approfittato della politica d'apertura economica adottata dal nuovo presidente. Infatti, Sadat ha sepolto la riforma agraria. Le terre che erano state distribuite ai piccoli e medi agricoltori sono state rese ai grandi proprietari, tra i quali i Fratelli avevano molti seguaci.

Ma la contro-riforma agraria ha anche indebolito la classe contadina. Presi alla gola, i più poveri hanno lasciato le campagne per tentare la fortuna nella città dove, anche lì, il lavoro mancava. Le condizioni di vita erano molto dure. In tal modo, queste vittime dell'Infitāh [apertura economica] sono state sostenute dai Fratelli musulmani che avevano sviluppato un vasto sistema di aiuto basato sulla carità islamica. La Società aveva così notevolmente rafforzato la sua base sociale.

Il governo egiziano non vedeva ciò di buon occhio?

Sadat e Mubarak l'hanno riconosciuta fin tanto che la Società non ha cercato di prendere il potere. I Fratelli musulmani si sono quindi reintrodotti nel corpo egiziano gradualmente e si sono sviluppati, approfittando del processo di islamizzazione, tutto allo stesso tempo.

Tuttavia, anche se l'Egitto aveva preso una strada radicalmente diversa, dopo la morte di Nasser, il potere restava nelle mani dell'esercito. Su questo argomento, la contraddizione con i Fratelli musulmani era sempre presente. E' culminata nel colpo di Stato guidato dal generale Al Sisi contro il presidente islamista Mohamed Morsi il 3 luglio 2013.

Per opposizione al nasserismo, le potenze imperialiste e i loro alleati del Golfo avevano sostenuto l'islamismo dei Fratelli musulmani. Ma, a parte il Qatar, non hanno protestano contro il colpo di Stato del luglio 2013. Perché?

Per gli imperialisti l'esercito egiziano non pone più nessun problema dal momento in cui si è allontanato dal socialismo. Con Sadat e Mubarak, l'esercito è diventato un partner privilegiato dell'Occidente. Che i militari o i Fratelli musulmani governino il paese non ha alla fine molta importanza per gli imperialisti fino a quando i due sacri principi sono rispettati: apertura dell'economia e pace con Israele.

L'Arabia Saudita e il Qatar non erano divisi sulla questione, Riad sostenendo l'esercito e Doha i Fratelli musulmani? 

Le relazioni tra l'Arabia Saudita e i Fratelli musulmani sono deteriorate in qualche modo dopo gli attentati dell'11 settembre. La maggioranza dei terroristi implicati nel crollo delle torri erano di origine saudita. Questo, ovviamente, non doveva mettere in discussione le eccellenti relazioni che Washington aveva con Riyadh, ma Bush si era lanciato nella lotta contro il terrorismo ed occorrevano responsabili.

Da quando l'Egitto era rientrato "sulla retta via" con Sadat, i Fratelli musulmani apparivano molto meno utili agli occhi dei Saud. Dopo gli attentati dell'11 settembre, la famiglia reale ha quindi trasformato la Società in un capro espiatorio sostenendo che fosse responsabile di tutti i mali della regione.

Il Qatar, è rimasto più vicino ai Fratelli musulmani. Dopo le cosiddette "primavere arabe", il piccolo emirato contava sull'influenza della Società per crescere di importanza in campo diplomatico.

L'Arabia Saudita e il Qatar, sostenevano dunque ciascuno un campo opposto durante il colpo di Stato del 2013 Ci possono essere contraddizioni della regione finché queste contraddizioni non arrivano alle porte delle petromonarchie. Concludendo, si sono ricongiunti all'esercito che ha spodestato il presidente Morsi. Ma non è stata una loro decisione, ma dei loro padroni occidentali. In realtà, i monarchi del Golfo sono schiavi fortunati. E ancora ... Normalmente, una persona è costretta in schiavitù a causa della sua estrema povertà. Ma sono i ricchi che pagano per essere schiavi!

Ci hai detto che gli Stati Uniti non avevano problemi a vedere i Fratelli musulmani governare in Egitto a patto che l'economia fosse restata aperta alle multinazionali e la pace con Israele fosse continuata. L'egiziano Samir Amin ha detto nello stesso ordine di idee che Mubarak e la Società sono state le due facce della stessa medaglia. Al momento della loro creazione, i Fratelli musulmani erano tuttavia contrari all'ingerenza occidentale. Come spiegare questa evoluzione?

I Fratelli sono essenzialmente pragmatici. E bisogna guardare tutti i progressi che hanno effettuato da quando Banna ha fondato la Società per capire la loro posizione di oggi. Inizialmente hanno sostenuto gli Ufficiali liberi per rovesciare la monarchia e sbarazzarsi del dominio britannico. Ma sono stati in seguito repressi da Nasser e sono dovuti fuggire dall'Egitto. Il loro soggiorno in Arabia Saudita ha esercitato un'influenza importante sulla loro ideologia. Sono diventati più conservatori e alcuni quadri si sono considerevolmente arricchiti. Quando hanno potuto ritornare in Egitto, fu per coabitare con Sadat quindi con Mubarak che sono stati entrambi allineati sulla politica estera degli Stati Uniti e avevano abbracciato il neoliberismo. Per recuperare la loro influenza in Egitto, i Fratelli musulmani non si sono opposti. Semplicemente si sono adattati a questa nuova situazione che corrispondeva anche al segno lasciato dal loro passaggio attraverso le monarchie del Golfo.

I Fratelli perseguono un obiettivo: islamizzare la società egiziana e ripristinare il califfato. Il perdono offerto da Sadat ha permesso loro di avvicinarsi a questo obiettivo al prezzo di alcune concessioni ideologiche che il loro leggendario pragmatismo li ha aiutati a superare abbastanza facilmente. Poi, sotto Mubarak, la Società ha potuto sedersi talvolta in Parlamento: a volte in alleanza con i partiti di sinistra, a volte in alleanza con i partiti di destra. Questo non è sorprendente, infine, se si considera che i Fratelli avanzano con il loro obiettivo principale in bella vista.

Quando Mubarak è stato rovesciato, la Società ha creduto che il suo momento di gloria fosse arrivato. Dopo aver sperimentato la repressione sotto Nasser, dopo aver vissuto in semi-clandestinità con Sadat e Mubarak, i Fratelli aveva finalmente l'occasione, più di ottanta anni dopo la loro nascita, di prendere le redini dell'Egitto per realizzare il loro obiettivo. Per cogliere questa occasione occorreva garantirsi la benevolenza di Washington mantenendo l'economia aperta e la pace con Israele e certamente i Fratelli erano pronti a piegarsi a queste esigenze.

Negli anni '80, i Fratelli siriani avevano tentato di rovesciare il governo di Hafez el-Assad. Avevano redatto un programma, il Bayan della rivoluzione islamica in Siria, che appare molto distante dalle posizioni attuali della Società in Egitto. Vi si leggeva che i settori chiave dell'economia devono rimanere nelle mani dello Stato, che il capitale occidentale non era il benvenuto, che era necessario sviluppare il concetto di giustizia sociale ... Come spiegare tale differenza con i Fratelli egiziani?

Innanzitutto, come qualsiasi organizzazione politica, la Società dei Fratelli musulmani non deve essere considerata come un blocco monolitico. È attraversata da varie tendenze, alcune più conservatrici, di altre più progressiste. E c'è un confronto tra queste correnti. In Egitto, si può dire che la destra domina il movimento, anche se i dibattiti sono molto forti, soprattutto perché la Società ha ampliato la propria base sociale portando un aiuto caritatevole alle vittime dell'Infitāh. La società dei Fratelli musulmani è anche un'organizzazione internazionale. Ha ramificazioni in vari paesi e queste, se condividono una base ideologica comune, non hanno inevitabilmente la stessa posizione su tutto.

Rispetto alla Siria, dobbiamo vedere quale governo i Fratelli stavano cercando di abbattere. Hafez el-Assad aveva acquisito una certo zoccolo duro negli ambienti popolari con la riforma agraria a favore dei piccoli e medi contadini, con lo sviluppo delle cure sanitarie, scuole, ecc. Molti siriani ne aveva beneficiato. I Fratelli siriani non respingevano dunque in blocco il socialismo che aveva permesso ad Assad di conquistare le masse, ma ne proponevano una forma particolare, il socialismo islamico. Perché è nel campo della religione che i Fratelli speravano di distinguersi e di separare i leader alauiti dalla loro base popolare a maggioranza sunnita.

Se si prosegue il raffronto tra i fratelli egiziani e siriani, si constata un'altra differenza importante. I primi hanno sempre privilegiato la via legalista, mentre i secondi si sono risolti a prendere le armi per tentare di rovesciare il governo di Assad. Questa scelta è ugualmente stata oggetto di un vivo dibattito. Inizialmente, la guida dei Fratelli siriani, Isam al-Attar, era restata fedele alla linea moderata che cerca di privilegiare il dialogo con il potere. Ma è stato allontanato a vantaggio dei partigiani della lotta armata.

Infine, il Bayan della rivoluzione islamica dei Fratelli siriani deve essere considerato per ciò che è, uno strumento teorico. In pratica, le cose potrebbero essere diverse. Ad esempio, il testo afferma che i cittadini hanno il diritto di organizzarsi in partiti politici, ma si pone una condizione la cui interpretazione può essere problematica. Questi partiti, precisa il Bayan della rivoluzione islamica, non dovranno essere in opposizione alle basi dottrinali della nazione. Ecco come un quadro della Società lo spiegava al Le Monde nel 1981: "La libertà di costituire partiti non si estenderà ai partiti o ai gruppi marxisti, anche quelli che sono attualmente ostili al regime baathista". 1

Il socialismo islamico dei fratelli non poteva costituire una buona alternativa?

Ancora una volta, il problema dei Fratelli musulmani è la loro mancanza di visione politica. Non potete pretendere di risolvere un problema se, fin dall'inizio, si parte da una cattiva diagnosi. Così, i fratelli respingono il concetto "di classi sociali". Non sono dunque capaci di risolvere il problema delle diseguaglianze attaccando il male alla radice. La loro soluzione passa per la carità. Si prende un po' ai ricchi, non troppo, e si redistribuisce ai poveri. Questo è un approccio molto limitato!

Nel Bayan della rivoluzione islamica che è stato menzionato, i Fratelli siriani mettono in primo luogo delle loro rivendicazioni economiche il diritto alla proprietà privata, vi è incluso dunque il diritto dei più grandi capitalisti e proprietari terrieri di sfruttare il lavoro della gente. Raccomandano anche di mettere un termine alla riforma agraria. Così, i fratelli respingono teoricamente la nozione di classi sociali ma, nei fatti, si mettono al servizio della classe possidente. Ciò che vogliono soprattutto, è ottenere la loro fetta di torta.

I Fratelli musulmani incarnano questa tendenza degli islamisti che conduce la lotta sul fronte politico mettendo la religione al centro del programma. Ma non sono i soli. 

Effettivamente i Fratelli musulmani sono la figura più emblematica di questo movimento per islamisti ma ci sono altre varianti, talvolta con differenze piuttosto marcate. Prendiamo il caso dell'Iran, dove l'Ayatollah Khomeini ha condotto una rivoluzione islamica nel 1979. La sua ideologia è abbastanza vicina a quella dei Fratelli musulmani, ma è comunque caratterizzata da concezioni proprie dell'islam sciita

Per i sunniti, l'imam è colui che garantisce il servizio religioso alla moschea. Per gli sciiti, l'imam designa l'erede del Profeta. Gli sciiti duodecimani, che si trovano in Iran, sono in attesa del ritorno del dodicesimo Imam, chiamato l'Imam nascosto o il Mahdi, che si suppone debba riapparire alla fine dei tempi per regnare in pace. Considerando l'imam come l'unico legittimo sovrano della comunità musulmana, gli sciiti hanno avuto la tendenza a trascurare lo spazio politico. Con la sua rivoluzione, Khomeini ha sviluppato un principio teologico, il velayat-e faqih, che ha contribuito a conciliare religione e politica. Secondo Khomeini, la gestione politica dovrebbe tornare alla guida suprema, cioè al migliore giurista-teologo, a quello che sarebbe più competente per dirigere la Comunità come avrebbe potuto farlo l'Imam stesso.

Altri islamisti, come i Fratelli musulmani e Khomeini, hanno collocato la religione al centro della loro azione politica, ma da un punto di vista molto più progressista. Al modo della Teologia della liberazione in America Latina negli anni 60 e 70, che aveva visto sacerdoti interpretare nuovamente la bibbia con lo sguardo dei poveri per denunciare l'oppressione del capitalismo e anche quella della chiesa, gli islamisti hanno attuato approcci simili per lottare, a partire dalla religione, contro il capitalismo e l'imperialismo.

Nota

1. Citato in Michel Seurat, Syrie, l'État de barbarie, PUF, novembre 2013

Segue: I patrioti, Hamas ed Hezbollah resistono agli USA

http://www.resistenze.org/sito/os/mp/osmphe22-019160.htm

venerdì 26 maggio 2017

L'islamismo (2/6): I reazionari, la "meravigliosa" Arabia Saudita, di Mohamed Hassan

L'islamismo è un concetto univoco? Nel libro Jihad made in USA, Mohamed Hassan distingue cinque diverse correnti riconducibili all'islamismo, con interessi a volte contrastanti. Il secondo estratto è dedicato alla corrente reazionaria.

Grégoire Lalieu intervista Mohamed Hassan | investigaction.net
Traduzione per Resistenze.org a cura del Centro di Cultura e Documentazione Popolare

13/04/2017

L'islamismo (2/6): I reazionari, la "meravigliosa" Arabia Saudita

Vedi parte prima.

Nel tuo libro sostieni che la Gran Bretagna ha applicato a tutto il Medio Oriente la ricetta usata in India. E' questo che l'ha spinta ad avvicinarsi all'Arabia Saudita?

La Gran Bretagna prima e gli Stati Uniti poi hanno dato il pieno sostegno all'Arabia Saudita e alla visione oscurantista dell'Islam difesa da questo paese: il wahhabismo. A questo movimento religioso è stata dedicata una particolare attenzione sin dalla sua fondazione da parte del teologo Mohammed ben Abdelwahhab nel 18° secolo, sostenuto da Mohammed Ibn Saud, un principe della penisola arabica. Attraverso queste due famiglie, una portatrice di un nuova corrente mussulmana e l'altra avida di potere, Londra vedeva la possibilità di indebolire l'Impero Ottomano con la creazione di divisioni.

Così nei primi anni del 19° secolo, Abdullah Ibn Saud e il nipote di Abdelwahhab tentarono una rivolta. Accusando gli sciiti di divinizzare Ali, il quarto califfo e figlio del profeta Maometto, la coppia distrusse i santuari di Karbala, della Mecca e di Medina. L'Impero ottomano inviò le truppe del Pascià d'Egitto, Mohammed Ali, che schiacciò la rivolta. Abdelwahhab e Saud vennero arrestati e condannati a morte. I loro corpi vennero esposti dopo la forca per giorni. Mohammed Ali rifiutò di farli seppellire, sostenendo che i corpi dei due agitatori potessero contaminare la terra santa dell'Islam. Sono stati quindi tagliati a pezzi e gettati in mare. Da qui si dipana la storia dei Saud.

Da allora, possiamo dire che questa famiglia ha fatto molta strada...

Effettivamente. I Saud tentarono a più riprese di creare il loro regno. Infine, con la Prima guerra mondiale, il crollo dell'Impero Ottomano e l'aiuto britannico, riuscirono a creare un paese con il loro nome in cui il wahhabismo venne stabilito come religione ufficiale.

Le potenze imperialiste escogitarono di dare all'Arabia Saudita, paese al loro soldo, il pieno sostegno per farne il Vaticano del mondo musulmano, dato che il Regno inglobava i luoghi santi dell'islam e difendeva una visione reazionaria della religione. Gli Stati Uniti sono succeduti agli inglesi nel ruolo di sostenitori dell'Arabia Saudita. E questo aiuto è stato notevolmente rafforzato con la scoperta del petrolio, da un lato, e l'ascesa del nazionalismo arabo, dall'altro.

In che modo gli islamisti reazionari erano utili agli imperialisti per combattere il nazionalismo arabo?

La scoperta di enormi giacimenti di petrolio ha fatto del Medio Oriente una regione altamente strategica per gli imperialisti. Con lo sviluppo del nazionalismo, i paesi arabi esprimevano il desiderio di prendere il destino nelle proprie mani e disporre sovranamente delle loro ricchezze. Questo sarebbe stato un disastro per gli occidentali che non solo sarebbero stati privati del petrolio a basso costo, ma avrebbero dovuto anche affrontare un rivale potente, se il panarabismo di Nasser avesse dato i suoi frutti. Il leader egiziano voleva, infatti, che i paesi della regione, arbitrariamente sezionati dalle potenze coloniali, si unissero nuovamente attorno alla loro identità araba.

Da parte loro, gli islamisti reazionari vedevano di mal occhio la nascita del nazionalismo arabo poiché questa corrente era vettore innanzitutto di modernità. Inoltre, anche se l'Islam era riconosciuto come parte essenziale della cultura araba, Nasser aveva fatto del laicismo una linea guida della gestione politica. Il nazionalismo arabo era quindi agli antipodi di ciò che il reazionario Golfo applicava a casa propria.

Il nemico del mio nemico è mio amico. L'alleanza tra reazionari e imperialisti ha quindi operato su questo principio?

In realtà, i legami erano molto più stretti. Gli imperialisti hanno sempre temuto di veder unirsi i popoli del Sud. Con la loro visione settaria, gli islamisti reazionari avevano e hanno ancora il profilo dell'alleato ideale. Inoltre, questi tiranni feudali del tutto anacronistici rispetto la nostra epoca non possono contare sul sostegno di massa delle popolazioni per rimanere al potere. Sono quindi totalmente dipendenti dal sostegno e dalla protezione degli imperialisti.

Così, le potenze occidentali, che pretendono di difendere la democrazia e i diritti dell'uomo in tutto il mondo, mantengono rapporti ultra-privilegiati con paesi come l'Arabia Saudita. Il grottesco opposto di quello che l'Occidente sostiene di difendere, dove non sono mai state organizzate vere elezioni, dove viene ancora praticata la schiavitù e dove le donne non possono guidare o uscire senza un tutore di sesso maschile.

Segue: I Fratelli Musulmani, la ribellione alla sottomissione

http://www.resistenze.org/sito/os/mp/osmphd19-019117.htm

L'islamismo (1/6): I tradizionalisti storici di fronte al colonialismo, di Mohamed Hassan

L'islamismo è un concetto univoco? Nel libro Jihad made in USA, Mohamed Hassan distingue cinque diverse correnti riconducibili all'islamismo, con interessi a volte contrastanti. Il primo estratto è dedicato alla corrente tradizionalista.

Grégoire Lalieu intervista Mohamed Hassan | investigaction.net
Traduzione per Resistenze.org a cura del Centro di Cultura e Documentazione Popolare

06/04/2017

L'islamismo (1/6): I tradizionalisti storici di fronte al colonialismo

Cosa si intende per islamismo tradizionalista?

I tradizionalisti hanno segnato la fine del 19° secolo e l'inizio del 20°. In Africa, sono figure emblematiche come Abdelkrim al-Khattabi (1882-1963) in Marocco, l'emiro Abdelkader (1808-1883) in Algeria, Omar Al Mokhtar (1862-1931) in Libia, il Mahdi del Sudan (1844-1885) o Mohammed Abdullah Hassan (1856-1921) in Somalia.

A differenza della maggior parte dei combattenti islamici attuali, i tradizionalisti non avevano come obiettivo primario quello di creare uno stato musulmano. Temevano soprattutto di essere traviati da tutte queste pratiche, nuove e sconosciute, che portava il colonialismo.

L'Islam era soprattutto uno strumento per mobilitare la popolazione e per radunare i combattenti alla lotta contro le potenze coloniali. Troviamo ancora questo tipo di combattenti islamici nel Vicino e Medio Oriente, in paesi come l'Egitto, l'Iraq e la Turchia.

L'Islam è stato uno strumento efficace di lotta anti-coloniale?

Alcuni tradizionalisti hanno dato filo da torcere alle potenze coloniali, ma anche queste potevano utilizzare l'Islam per realizzare i loro disegni. Gli inglesi sono stati precursori in materia e Allan Octavian Hume incarnò bene questo approccio. Questo governatore insediato in India durante la seconda metà del 19° secolo fu particolarmente esposto agli effetti della carestia che flagellava la colonia dell'epoca. Gli indiani, tuttavia, erano molto produttivi nel settore agricolo. Ma la produzione veniva saccheggiata interamente dalla metropoli che la rivendeva sul mercato mondiale. Quando i coloni britannici si trovarono a fronteggiare un movimento di protesta significativo con la rivolta dei Sepoy (1857), movimento che si riferiva tanto all'induismo che all'Islam, Sir Hume concludeva che era necessario governare in modo diverso a pena di vedere la colonia andare fuori controllo.

Governare in modo diverso?

Ritenne che gli inglesi dovessero coinvolgere maggiormente l'élite indiana nel governo della colonia. Sir Hume promosse la creazione del Partito del Congresso, che in seguito divenne una delle punte di diamante della lotta per l'indipendenza ed è ancora uno dei principali partiti politici in India.

In tal modo, il governatore coloniale si è dato la zappa sui piedi?

Le colonie comunque nella forma in cui le esigenze della metropoli erano imposte con la forza a prescindere degli interessi della popolazione locale, tesero a scomparire. L'approccio di Sir Hume non ha pertanto precipitato il declino delle colonie. Invece, coinvolgendo le élite indiane, gli inglesi riuscirono a indorare la pillola del loro dominio.

Quale è il ruolo dell'Islam in questo nuovo modo di governare le colonie?

A Sokoto per esempio, una colonia del nord della Nigeria, la Gran Bretagna ha consentito all'aristocrazia locale di far rispettare le sue leggi di ispirazione islamica. Tutto in un quadro supervisionato da regole coloniali, naturalmente.

Dopo la sconfitta di Abdelkader in Algeria, la Francia ha seguito la medesima via cercando di allearsi con i leader religiosi per pacificare la colonia. Ma per meglio imporre la cultura francese, Parigi ha parallelamente provveduto a eliminare gli intellettuali musulmani che assicuravano la trasmissione delle tradizioni locali e la lingua araba.

In Somalia, un capitano italiano approdò nei primi anni del 20° secolo e pagò i leader religiosi perché pronunciassero una fatwa, cioè una condanna contro il tradizionalista Mohammed Abdullah Hassan. Questa fatwa gettò la resistenza nella confusione. Ugualmente coinvolti nel conflitto, gli inglesi colsero al volo l'opportunità per soprannominare Hassan il "Mullah pazzo".

In conclusione, possiamo dire che l'Islam non è un problema per le potenze coloniali fintatno che possano trarre vantaggio nel loro interesse. Gli imperialisti contano su leader religiosi e sull'aristocrazia locale, di solito provenienti dalle classi rurali, per governare meglio i territori conquistati.

Dici che gli islamisti tradizionalisti non volevano essere spinti verso pratiche coloniali. Questi leader religiosi e dell'aristocrazia locale non temevano la stessa cosa?

Queste classi erano destinate ad essere influenzate dal processo di colonizzazione e dall'introduzione del capitalismo emergente. Ma non avevano paura di collaborare con le forze di occupazione fintanto che traevano qualche beneficio da questo parternariato. Fu così che lo sviluppo del capitalismo nelle colonie ha trasformato le élite rurali tradizionaliste in borghesia compradora. La borghesia compradora si è arricchita attraverso le importazioni ed esportazioni senza sviluppare le basi di un'economia nazionale.

Parallelamente allo sviluppo della borghesia compradora, l'introduzione del capitalismo nelle colonie poteva anche dar luogo alla nascita di una borghesia nazionale che volesse l'indipendenza. Come gestirono questo fenomeno gli imperialisti?

Anche in questo caso, le potenze coloniali si servirono dell'Islam. Ma non si trattava più, in questo caso, di pacificare le colonie attirando i favori dei dignitari locali. La religione diventava piuttosto un fattore di divisione per prevenire l'insorgere di una borghesia nazionale troppo forte da controllare.

Divide et impera?

Sempre! In India, ad esempio, gli inglesi temevano fortemente che una borghesia nazionale prendesse il controllo di questo paese in posizione strategica e con molte risorse. Per evitare questo pericolo, Londra favorì la frammentazione del paese in centinaia di principati, a volte induisti a volte musulmani. Le elezioni, tenutesi sotto l'egida dell'amministrazione coloniale, agevolava tali divisioni tenendo elezioni separate per indù e musulmani.

Nel tardo 19° secolo, gli inglesi hanno anche sostenuto la creazione di una nuova setta nel Punjab: l'Ahmadiyya. Questa corrente si richiama all'islam e ora conta parecchi milioni di seguaci. Ma l'Organizzazione della cooperazione islamica non riconosce gli ahmadisti come musulmani. Cosa che sucità nella Gran Bretagna una regale indifferenza. Il suo obiettivo principale rimaneva quello di creare divisioni. Il colpo migliore di Londra resta la creazione del Pakistan.

Tuttavia, alcuni rapporti dell'epoca rilevavano che la metropoli britannica era piuttosto riluttante alla creazione del Pakistan.

Lo fu finché l'indipendenza dell'India divenne inevitabile. Lo sviluppo del capitalismo nella colonia aveva fatto nascere una borghesia musulmana che temeva di essere messa da parte con l'indipendenza dell'India. Dagli anni '30, questa borghesia ha quindi espresso il desiderio di creare uno specifico stato per i musulmani indiani. Gandhi si oppose. Voleva mantenere l'unità del paese e la pace tra le due comunità. Quanto agli inglesi, cauti in un primo momento, cambiarono idea e decisero di sostenere la creazione del Pakistan per rendere questo paese un bastione reazionario al loro soldo. Inoltre, poco dopo l'indipendenza, il Pakistan aderì al Patto di Baghdad, un'alleanza araba guidata da Londra per contenere l'ascesa del comunismo in Medio Oriente.

Il Pakistan è stato quindi un alleato prezioso delle potenze coloniali?

Sì, ma il loro favorito rimane l'Arabia Saudita. Abbiamo visto come gli inglesi abbiano utilizzato l'Islam per dividere l'India. La stessa tecnica è stata applicata in Medio Oriente. È questo è il teatro d'intervento dell'Arabia Saudita. Quì entra in gioco la seconda figura per importanza che io distinguo tra gli islamisti: i reazionari.

Segue: I reazionari: questa "meravigliosa" Arabia Saudita

http://www.resistenze.org/sito/os/mp/osmphd10-019096.htm

giovedì 5 gennaio 2017

Chanukah Under Zionist Oppression

On December 27, 2016, Moshe Chaim Weissfish, age 10, describes how his father Shlomo Zalmen lit Chanukah candles in an Israeli prison, where he is serving time for protesting against the recently enacted Israeli forced draft.

Weissfish and other Orthodox Jews refuse to serve in the Israeli army because of their principled opposition to the State of Israel.

According to the Torah, Jews are in exile and must conduct themselves peacefully and respectfully with their non-Jewish neighbors and are forbidden to wage wars against any nation.


Good evening! 

Tonight I am going to light Chanukah candles the same way my Daddy lit them.

My Daddy is sitting in Israeli prison since before the Jewish new year (October) because he protested against the law of forced conscription of Orthodox Jews.

They [Israeli police] didn’t let my Daddy light Chanukah candles, but they couldn’t control him. My Daddy did light Chanukah candles, even though the bad Zionists didn’t want him to light Chanukah candles. 

I’ll show you how he lit them. 

My Daddy gets food on an aluminum tray. He cut up the tray. I’ll do it with scissors, but my Daddy doesn’t have any scissors. He cut it with the lid of a tuna can. Then he bent the piece of the tray into the shape of a cup, he cut off another piece of the tray to use to hold the wick. Then he poured the oil of the tuna into the cup. He didn’t have any wicks, so he tore pieces off of his shirt and made wicks. He placed it in the cup of oil and lit the Chanukah candle.

Under the Nazis, too, in Auschwitz, that’s how the Jews lit Chanukah candles. They didn’t have tuna, but they collected portions of margarine, until they succeeded in lighting Chanukah candles. 

You know what Chanukah is? 

Once upon a time, two thousand years ago, there were Greeks here. They too didn’t let us follow the Torah, just like the bad people today. And there were even some Jews who agreed with their decrees. Only five people – Yochanan the high priest and his sons - fought against them. But they, the five Maccabees, won. 

We too will win, even though we don’t have weapons, we don’t have a political party, we don’t have anything. We only have G-d, that protects us.

My Daddy is staying in jail for the sake of G-d. They [the Israeli police] gave him a choice to come home with an electronic cuff, but his rabbi told him that it is forbidden on the Sabbath. 
He is fighting for G-d. 

And therefore WE WILL WIN!

sabato 17 settembre 2016

Cosa rappresenta la Siria per il millenarismo jihadista globalizzato?, di Tahar Lamri

Il millenarismo jihadista non gode, nei media e negli studi sul jihadismo, dell'attenzione che merita. La maggior parte degli analisi degli esperti e dei non pochi autoproclamati esperti di islam, verte sulla posizione dei jihdisti rispetto all'islam, sulla base islamica o meno del radicalismo (famosa la formula a effetto di Olivier Roy che quella del jihadismo "non è una radicalizzazione dell’islam, ma un’islamizzazione del radicalismo.") (1).  


Pochi invece si sono interrogati perché migliaia di giovani, da tutti i continenti, sono attirati, con, senza dubbio, un misto di angoscia e di esaltazione, dal jihad. Un jihad di tipo nuovo, il jihad dello scontro finale. Convinti di vivere la fine dei tempi, hanno raggiunto le fila dell'Isis (Daesh / Stato Islamico) in Siria che chiamano ormai soltanto "Sham" الشام .

Sham è una parola araba che indica i territori di Siria, Giordania, Libano, Palestina, parte della Turchia e dell'Iraq. Sham in dialetto siriano indica soltanto la città di Damasco. Sham nel lessico islamico salafita, wahabita e dei jihadisti sunniti ha invece delle implicazioni che vanno al di là della geografia e della storia.

L'ultima battaglia, molto vicina secondo la letteratura jihadista, avverrà in uno spaventoso bagno di sangue e sarà coronata con la vittoria dei musulmani. Questa battaglia si svolgerebbe in Siria. La partecipazione a questa battaglia, quindi, vale mille altre battaglie: spalanca le porte del paradiso e Dio invia gli angeli a combattere con i fedeli. 

Certi predicatori sauditi infestano Youtube con filmati dove parlano di combattimenti in Siria in questi ultimi cinque anni giurando che gli angeli sono già scesi più volte in soccorso dei jihadisti. Sui social media i jihadisti e non solo non fanno altro che ripetere l'invito a questa ultima battaglia o almeno a raggiungere lo Stato Islamico per affrettare l'avvento dell'apocalisse. Pensare di essere impegnati nella battaglia finale permette ai jihadisti di sciogliersi totalmente dalle regole morali comuni. La convinzione apocalittica permette lo scatenarsi di infinite violenze. Le insopportabili violenze che vediamo nei filmati dell'Isis.

Va precisato subito che il millenarismo non è una particolarità islamica, ma investe tutte le religioni e in particolare le religioni monoteiste, ebraismo, cristianesimo e islam. Il teologo Thomas Römer, dell'università di Losanna (UNIL), in un articolo della rivista Allez Savoir! - pubblicata dalla stessa università - del settembre 2007 (2), racconta di come, nel 2003, ha ricevuto una telefonata dai consiglieri dell'allora presidente francese Jacques Chirac perché volevano sapere qualcosa di "Gog e Magog ..". nomi misteriosi, dissero i consiglieri del presidente al teologo, pronunciati da George W. Bush che voleva convincere, con argomenti biblici e profezie apocalittiche di Ezechiele su una coalizione di eserciti che vorrebbe, in una battaglia finale, annientare Israele,  il presidente francese a entrare in guerra al suo fianco contro l'Iraq. Jacques Chirac non sapeva nulla di questi Gog e Magog e ha pensato di chiedere più informazioni.... Già Ronald Reagan, dice il teologo, considerava l'Unione Sovietica Gog e Magog e aggiunge che questa lettura americana sfugge totalmente agli europei che hanno perso i rapporti con il testo biblico. "Per gli americani questi testi sono centrali. Se si dimentica l'aspetto religioso nel sostegno degli Stati Uniti a Israele, si possono fare errori di valutazione" conclude Thomas Römer. Millenarismo delle alte sfere del potere mondiale. Scontri di millenarismi si è tentati di dire.

Tuttavia questi nuovi millenarismi jihadisti globalizzati non sono nutriti solo di religione ma anche della logica politica sovversiva, teorizzata e messa in pratica da vari regimi totalitari e da varie teorie della violenza rivoluzionaria del XX secolo, che consiste nel piazzare cellule di azione violenta nei territori considerati nemici, strumentalizzando persone, una specie di idioti utili, pronte a servire da attivisti e da artificieri per seminare il terrore e preparare la guerra  in una logica perversa per accrescere il male che si pretende combattere. Sfruttare a tal fine i nuovi mezzi tecnologici di comunicazione con immagini e suoni spettacolari. Trasformare gli schermi dei computer e dei telefonini in cellule di indottrinamento e di lavaggio di cervello. Ricorrere a tutti i codici culturali occidentali, videogiochi compresi (3). E naturalmente anche con una fitta attività editoriale.




Il 6 settembre 2016 è uscito il primo numero della rivista Rumiyah. Una rivista, in otto lingue: inglese, tedesca, francese, russa, turca, indonesiana, uigura e pashtun, pubblicata on line da Hayat Media Center, l'ufficio editoriale dell'Isis (Daesh - Stato Islamico). La rivista va ad aggiungersi ad altre pubblicazioni di questo editore: Al Naba' (La Notizia) in arabo, Dabiq in inglese, Dar El Islam in francese, Konstantiniyye(Costantinopoli)  in turco e ИСТОК (La Fonte) in russo.

Mentre Al Naba'Dar El IslamKonstantiniyye e ИСТОК sono incentrate su questioni interne ai paesi nella cui lingua è pubblicata la rivista e invitano alla hijra e cioè il trasferimento nei territori controllati dall'Isis,Dabiq e Rumiya meritano un'attenzione particolare.

Rumiyah (4) è Roma - ma stranamente non esiste, o non ancora, una versione della rivista in lingua italiana -, la capitale d'Italia, come indicata nella tradizione del hadith (detti e atti del profeta Mohamed) e Dabiq, più propriamente Marj Dabiq, una pianura della Siria settentrionale a nord di Aleppo dove avverrebbe, secondo questa tradizione millenarista, lo scontro finale e apocalittico fra i musulmani e i rum (cristiani e alleati).




Per quanto riguarda Roma esiste un hadith (detto del profeta) che suggerisce che dopo la conquista di Costantinopoli sarà la volta di Roma - autenticato dal predicatore salafita Al Albani nel suo libro "Assilsila assahiha" السلسلة الصحيحة (la catena autentica).

Questa rivista, Rumiyah, è comunque agli esordi, non si capisce ancora se è soltanto una reazione all'uccisione del portavoce dell'Isis, Abu Mohamed Al Adnani (il suo ritratto campeggia sulla copertina del primo numero della rivista), avvenuta il 30 agosto scorso oppure l'annuncio di una nuova strategia non ancora chiara dalle pagine di questo numero uscito qualche giorno fa. Strategia non chiara perché l'Italia, nella letteratura jihadista, è considerata Dar An Nusra "Casa del soccorso", cioè luogo di transito e di traffico di armi, documenti e altro e quindi non soggetta ad, anche se gli attentati del 22 marzo all'aeroporto di Bruxelles - Il Belgio era considerato fino allora una "casa del soccorso", hanno infranto questa specie di regola. 


La battaglia principale invece, prima di Roma e di qualsiasi altro posto, si dovrebbe svolgere in Siria, precisamente a Nord di Aleppo, a Dabiq.

Alla base di questo pensiero millenarista ci sono predicatori wahabiti, negli ultimi anni con una fitta attività che continua tuttora, come Al Arifi e altri, molto seguiti tramite Youtube e alcuni canali televisivi satellitari come la saudita Wisal o l'egizianaAl-Nass - ora, dopo una breve chiusura, riaperta e convertita alla nuova religione sbandierata dal generale Al-Sissi dell'Islam wassati - del giusto mezzo" o moderato come piace ad alcuni chiamarlo -), costituita in origine da un uomo d'affari e deputato saudita Mansour bin Kadssa. Su quest'ultima  rete, il noto predicatore salafita egiziano, già all'inizio della protesta in Siria, aveva avviato una serie di trasmissioni intitolate Ahdath annihaya"Gli eventi della fine (sottintende del mondo)", dove parlava dell'ultima battaglia incitando i musulmani ad andare a combattere in Siria per accelerare questo evento finale.

E' interessante notare che il predicatore Imran Hossein, specializzato nell'escatologia islamica e le cui prediche godono di un notevole successo, risponde con un suo millenarismo, secondo lui "scientifico", al millenarismo jihadista mettendo l'accento sul fatto che questi jihadisti ma anche i rappresentanti dell'islam politico come i Fratelli Musulmani sono l'espressione di un complotto sionista contro l'islam. Imran Hossein è diventato molto popolare dopo che si è scoperto che aveva previsto, in una predica del 2003, le cosiddette primavere arabe del 2011 ne parla, ovviamente come rivolte guidate dall'imperialismo e nelle quali, aveva previsto,  Al Jazeera avrebbe avuto un ruolo fondamentale, come è poi successo realmente.

Queste credenze, dell'ultima grande battaglia in Siria, si fondano su una serie di hadith (detti del profeta Mohamed). Il più famoso è quello in cui Mohamed avrebbe detto:

   لا تقوم الساعة حتى تنزل الروم بالأعماق - أو بدابِقَ - فيخرج إليهم جيش من المدينة من خيار أهل الأرض يومئذ، فإذا تصافوا، قالت الروم : خلوا بينا وبين الذين سُبُوا مِنَّا نقاتلْهم، فيقول المسلمون : لا والله، كيف نُخَلِّي بينكم وبين إخواننا، فيقاتلونهم، فينهزم ثُلُث ولا يتوب الله عليهم أبدا، ويُقتَل ثلثُهم أفضل الشهداء عند الله، ويفتتح الثلث، لا يُفتَنون أبدا، فيفتَتحِون قسطنطينية فبينَما همْ يقتسمونَ الغنائمَ ، قدْ علَّقوا سيوفَهُمْ بالزيتونِ ، إذْ صاحَ فيهم الشيطانُ : إنَّ المسيحَ قدْ خلَفَكمْ في أهليكُمْ . فيخرجونَ . وذلكَ باطلٌ . فإذا جاءُوا الشامَ خرجَ . فبينَما همْ يعدونَ للقتالِ ، يسوونَ الصفوفَ ، إذْ أُقيمتِ الصلاةُ . فينزلُ عِيسى ابنُ مريمَ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ . فأمَّهُمْ . فإذا رآهُ عدوُّ اللهِ ، ذابَ كما يذوبُ الملحُ في الماءِ . فلوْ تركَهُ لانذابَ حتى يهلكَ . ولكنْ يقتلُهُ اللهُ بيدِهِ . فيريهِمْ دمَهُ في حربتِهِ
 صحيح مسلم

Prima dell'apocalisse arriveranno i rum (i cristiani) a Dabiq. Andrà al loro incontro un esercito di Medina, composto dai migliori uomini della terra in quell'epoca. Quando saranno schierati di fronte, i "rum" dicono: lasciateci combattere contro quelli i quali hanno lasciato la nostra religione. I musulmani rispondono: no, per Allah, non vi lasceremo combattere contro i nostri fratelli, così' scoppia la guerra. Un terzo di loro tradiranno e non avranno mai il perdono di Dio. Muore un altro terzo di loro e saranno considerati da Dio i migliori martiri, un ultimo terzo vincerà la battaglia e conquisterà Costantinopoli e mentre saranno lì a dividersi il bottino con le loro armi attaccate ai rami degli ulivi, Satana griderà: il Messia è arrivato fra la vostra gente. Escono. Ma è una falsa notizia. Quando arrivano nel Sham (Siria) e prima di prepararsi alla guerra, si alzano per compiere la preghiera e lì scende dal cielo Gesù figlio di Maria e sarà il loro imam, quando il nemico di Dio (Satana) lo vede, si scioglie come il sale nell'acqua. Gesù, non lo lascia sciogliersi fino alla morte, ma lo trafigge con la sua lancia e fa vedere ai musulmani il suo sangue"

Autenticato da Muslim.

e un altro hadith:
"فسطاط المسلمين يوم الملحمة بالغوطة إلى جانب مدينة يُقال لها دمشق من خير مدائن الشام"

Autenticata da Abu Dawod

"Il fustat (tenda di comando) dei musulmani nel giorno della battaglia finale (Armageddon) sarà nella Ghuta vicino a una città chiamata Damasco"

e molti altri hadith, più o meno autenticati, di questo tipo.




Ovviamente per il salafismo jihadista morire in Siria assolve da tutti i peccati ed è un biglietto assicurato per il paradiso. Da qui l'afflusso massiccio di delinquenti vari delle periferie d'Europa e di altri continenti.

Quanto a questi hadith (detti del Profeta Mohamed), e ce ne sono molti altri simili, sebbene considerati autentici e citati da Muslim e altri anche da Bukhari, i più autorevoli compilatori di hadith. Hadith molto diffusi e citati nei canali televisivi, nelle moschee e in tutti i circoli musulmani in quanto promettono un riscatto rispetto alla profonda crisi morale e psicologica nella quale versano i musulmani oggi per vie delle varie sconfitte storiche. Questi hadith sono in contraddizione flagrante con la lettera e lo spirito del Corano. Il Corano afferma in più parti che il profeta Mohamed non ha nessuna conoscenza del ghayb (il futuro, il mistero) come nel versetto:

قُل لاَّ أَمْلِكُ لِنَفْسِي نَفْعًا وَلاَ ضَرًّا إِلاَّ مَا شَاء اللهُ وَلَوْ كُنتُ أَعْلَمُ الْغَيْبَ لاَسْتَكْثَرْتُ مِنَ الْخَيْرِ وَمَا مَسَّنِيَ السُّوءُ} [سورة الأعراف/188]،

Di': “Non dispongo, da parte mia, né di ciò che mi giova, né di ciò che mi nuoce, eccetto ciò che Allah vuole. Se conoscessi l'invisibile possederei beni in abbondanza e nessun male mi toccherebbe. Non sono altro che un nunzio e un ammonitore per le genti che credono”. (Corano 7, 188)

Quando si dice che l'Isis o i jihadisti non c'entrano con l'Islam, si dice una cosa vera e falsa allo stesso tempo. Vera perché l'Isis, diciamolo una volte per tutte e senza timore, è la fase suprema dell'islam politico, come si è sviluppato negli ultimi 80 anni, nei suoi aspetti politici, sociali, del fiqh o della predica come progetto di società ma anche nel sogno o nell'ideale per il quale nasce l'islam politico, ossia la restaurazione del califfato. Califfato mai esistito storicamente. Diciamo invece una cosa falsa perché, ovviamente, l'Islam con la sua storia, le sue contraddizioni e la sua complessità, non può essere riassunto in un hadith del profeta che promette il paradiso recandosi a combattere in Siria.

Che fare? La manipolazione di individui ai quali si fa credere che sono degli agenti della giustizia divina, convinti di essere investiti dalla snatità divina nel compiere i loro atti criminali, ha raggiunto livelli più che allarmanti. Ma come combattere un immaginario millenarista già molto diffuso?Non certamente solo con l'uso della forza o con le fracassanti quanto inutili espulsioni di imam. E nemmeno con l'insistente discorso morale e laicista. E ancora meno con la becera pratica di chiedere a pacifici musulmani che vivono tranquillamente la loro fede di prendere le distanze da atti volti a terrorizzare prima loro. L'urgenza invece è di tendere la mano per restaurare il capitale simbolico delle religioni monoteiste. Nel coltivare un'alleanza della religione e della libertà umana tramite l'interpretazione spirituale dei testi sacri ripristinando i loro piani escatologici. Le religioni monoteiste hanno sviluppato nel corse dei secoli una vera e propria arte dell'interpretazione della parola e della metafora poetica. riappropriarsi di questo corpus, di questo patrimonio spirituale, è l'unica via per svuotare il millenarismo integralista dalle sue deliranti pretese indegne delle ricchezze dei testi sacri.


Mi dite che fiumi di vino scorrono nel paradiso.Il paradiso è un'osteria per voi?Mi dite che vi sono vergini che aspettano ogni credenteMa il paradiso è un bordello per voi?
Omar Khayyam,  matematico, astronomo, poeta e filosofo persiano (1048-1131)

NB. Il musicista turco Fazil Say è stato perseguitato in Turchia nel 2012 per aver pubblicato questi versi sul suo conto Twitter. La Turchia è un esempio di islam politico al potere.


(1) Le Monde, Olivier Roy : « Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste », 24.11.2015
(2) Allez Savoir ! / N°39 septembre 2007, George W. Bush et le Code Ezéchiel (PDF)
(3) Wired, Perché l’Isis conosce i videogiochi meglio di noi, di Emilio Cozzi, 19 marzo 2015
(4) A proposito di Roma, esiste anche una misteriosa pagina Facebook Rumiya Al-Mawu'da (Roma promessa). Una pagina che invita i musulmani a raggiungere l'Italia qui dipinta come un paese accogliente e aperto. Una specie di jihad demografico a lungo termine. Una pagina a modo suo ingenua, ma non meno pericolosa, in contrasto con la strategia dell'Isis che vuole affrettare i tempi con il terrore.

http://tlamri.blogspot.it/2016/09/cosa-rappresenta-la-siria-per-il.html